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Dans le silence de l'Insondable








Extrait :

Chapitre 11 - Karma et souffrance

Il est nécessaire d’aborder ici une question extrêmement délicate ; il s’agit du karma et de la notion que l’on a généralement de ce mot, car ce terme est le plus souvent utilisé de façon irréfléchie pour, en quelque sorte, justifier la souffrance et l’injustice qui accablent tant de gens... suite 





Sommaire

Préface de Michel Cazenave.
Introduction
Avant-propos avec un conte spirituel de l’auteur.
1 - Les différents niveaux de conscience dont l'homme ignore l'existence.
Histoire bouddhiste de l’anneau du roi.
2 - L'appel et le rappel.
Comprendre l’importance de l’appel.
La raison d’être de la Création.
L’importance de l’aspect féminin de la Création.
Le Pêcheur Divin.
Comment répondre à l’appel intérieur.
3 - Centre de gravité et obéissance.
L’influence grandissante et adverse des machines.
Deux erreurs importantes à éviter.
Histoire indienne de la pépite d’or.
L’importance du sentiment dévotionnel.
4 - La passivité intérieure.
Histoire indienne de l’arbre à souhaits.
5 - Le problème des pensées tenaces qui harcèlent l'aspirant.
Histoire indienne du singe, du martin-pêcheur et du lapin.
Histoire bouddhiste des quatre moines.
6 - Le but.
Conscience de soi et rappel du But sont inséparables.
7 - Le rappel de l'impermanence comme pratique spirituelle.
Conscience Lumineuse ne signifie pas lumière tangible.
8 - La mémoire.
L’obstacle de la mémoire ordinaire.
Histoire soufie du lion.
La mémoire de l’Univers en l’être humain.
Il existe un autre type de mémoire.
9 - Potentialités et sécurité intérieure.
Le mystère des potentialités infinies dans la création musicale.
Histoire indienne du roi et du premier ministre.
Détente physique et don de soi.
Le danger de l’apathie et de la routine.
Sécurité intérieure.
10 - La mort.
L’énigme de l’apparition de la Création.
Pourquoi l’aspirant a le choix de faire ou non des efforts.
11 - Karma et souffrance.
La grandeur de Gandhi.
Interdépendance.
Pourquoi la souffrance ?
12 - Le présent.
Le don inconditionnel de soi dans le présent.
Histoire bouddhiste des deux moines.
Partager les fruits spirituels acquis.
13 - L'aspirant et le mystère de l'existence phénoménale.
Histoire soufie des éléphants volants.
Le danger de se fier aux sens.
14 - L’empêchement majeur à la libération.
De quoi doit-on se libérer ?
L’identification au corps.
Histoire soufie du scorpion.
15 - Causes et conditions de la récurrence.
Le poids de l’habitude et la récurrence.
En guise de conclusion avec un conte spirituel de l’auteur.
Instructions pour aider un mourant au moment critique de son départ de ce monde.






Dans ce dernier ouvrage, Salim Michaël incite le chercheur à fournir des efforts sincères pour découvrir la chose la plus importante pour lui : la Source Primordiale d’où il a émergé, qui n’est autre que sa Nature-de Bouddha, le Nirvana ou l’Infini en lui.

Mais l’auteur souligne que c’est par la compréhension et non par la contrainte qu’un aspirant peut se dégager peu à peu des liens qui l’entravent. Cette compréhension particulière dépend de la reconnaissance en lui de différents niveaux de conscience dont le monde ignore la possibilité. Il existe en effet en l’être humain toute une gamme de différents niveaux de conscience, depuis la conscience ordinaire jusqu’à la Conscience Suprême, autrement dit Divine ; et il est possible de les connaître.
Il y a deux types de mémoire. Comment utiliser ce constituant essentiel de la psyché humaine de façon spirituellement profitable? Il est même possible, par un travail spécifique, d’arriver à découvrir que l’on porte en soi la mémoire de l’Univers.

Le chercheur doit se rappeler qu’il porte en lui des potentialités infinies qu’il peut découvrir en s’élevant à un tout autre niveau de conscience et d’être, des potentialités extraordinaires qui lui apporteront des richesses intérieures dont il ne soupçonnait pas l’existence.

La question délicate du karma est également abordée, car il est essentiel de ne pas accepter sans discrimination l’idée que l’on en a généralement.

Quelle est la raison pour laquelle la Création est apparue ?
De quoi doit-on se libérer ?
Toutes les compréhensions d’ordre mystique exposées dans ce livre feront pressentir au lecteur qu’il est entouré de mystères et susciteront en lui des questions vitales sur le sens de sa vie.

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Michel Cazenave - Ecrivain - Journaliste

Je le dis humblement, mais avec toute la certitude dont je suis habité : c'est un privilège dans sa vie que d'avoir rencontré Salim Michaël.

Non que j'ai été de ses élèves, mais parce qu'ayant eu la chance de pouvoir converser avec lui et de le fréquenter durant de longs après-midi, j'ai pu me convaincre de l'évidente vérité de ce que j'avais ressenti devant lui dès la première minute : je me trouvais en face d'un maître spirituel absolument authentique.
En vérité, si je voulais caractériser Salim Michaël, ce serait par ces trois mots, ou trois expressions : une rigueur toujours en éveil, une exigence insatiable, une expérience intérieure indubitable, et sans doute menée jusqu'aux limites de l'humainement supportable.

Il y a chez lui une force d'évidence: il n'invite à rien qu'il n'ait d'abord expérimenté lui-même   -- et quand on le voit assis en lotus devant soi, tout pétri de concentration et d'une attention soutenue au plus petit des détails, quand on voit comme il hésite quelquefois sur le mot qu'il lui faut prononcer tant il a peur de le mal choisir, de trahir ainsi le fond de son message et de vous induire malgré lui sur la voie de l'erreur, on ne doute pas un instant de ces moments d'enstase qu'il rapporte avoir vécu. Moments qui lui créent un devoir, la plus impérieuse des obligations : guider avec rigueur - ce qui ne veut pas dire sans compassion - chacun de ses élèves sur ce royal chemin qu'il a lui-même balisé."
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Louis Rolland Sources mars/avril 2007

Au soir d'une longue vie, tôt vouée à la recherche intérieure, Salim Michaël nous donne ici un livre qui a des accents de testament spirituel. Après une enfance et une adolescence ballotées dans le contexte politique troublé du Moyen Orient de l'entre‑deux guerres, privé à la fois de formation intellectuelle et de transmission religieuse, il revient en Grande-Bretagne, son pays natal, au moment où éclate la Seconde Guerre mondiale. C'est pendant la période qu'il passe sous l'uniforme qu'il apprendra à lire et à écrire, puis quelques années après la guerre, suite à une rencontre, c'est sans guide et sans préparation qu'il aborde la pratique de la méditation. Il entre ainsi dans une quête intérieure qu'il n'aura de cesse d'approfondir, car c'est au cours d'expériences spirituelles de plus en plus profondes qu'il trouve des réponses à son questionnement sur le sens de la vie humaine.

La spécificité et l'intérêt tout particulier de l'enseignement transmis par Salim Michaël tient au fait qu'il est fondé sur une expérience intérieure, hors de tout dogme ou spéculation intellectuelle. Avec le temps, il s'aperçoit que cette voie, qu'il avait ouverte avec détermination, recoupe celle empruntée par les mystiques des grandes spiritualités et religions, et plus particulièrement du bouddhisme. C'est pourquoi, sans pour autant entrer dans une démarche syncrétique, il éclaire son propos en citant les versets de trois grands textes sacrés qui ont pour lui une importance particulière ‑ le Dhammapada, l’Évangile et la Bhagavad‑Gîtâ, mais aussi les paroles de mystiques soufis ou chrétiens.

C'est d'abord pour ses élèves ‑ ceux qui ont entendu un appel vers la profondeur qui est en eux, et qu'il appelle les «aspirants» que Salim Michaël a écrit. Ce sont les pratiques spirituelles qu'il a lui-même expérimentées au cours d'un cheminement intérieur rigoureux et exigeant, et les connaissances qu'il en a retirées, que Salim Michaël expose ici. Pour lui — il y revient sans cesse —, ce « retour vers la Source sacrée des origines », la « Nature de Bouddha », est un combat de tous les instants. Et pour engager ce combat, il faut préalablement se dégager de l'inertie, sortir du « sommeil diurne », état dans lequel se tient l'homme ordinaire ignorant de sa nature d'origine divine ; une situation qui fait de lui « un être tragiquement inachevé ». Pour être conscient de soi‑même à un autre niveau que celui que nous connaissons ordinairement, puis s'y établir de plus en plus longuement, il faut avoir recours à des exercices de concentration et faire preuve d'une vigilance de tous les instants, dans la sincérité et avec une fraîcheur toujours renouvelée.

L'auteur illustre son propos de contes et de paraboles puisés dans l'hindouisme, le bouddhisme ou le soufisme, ou encore — il fut lui‑même compositeur — en faisant appel à l'art musical ou à la figure des grands maitres de la musique. Mais cette plongée en soi‑même, rappelle Salim Michaël, engage l’être tout entier. Les pratiques spirituelles n'ont pas pour finalité, comme on peut le faire croire ça et là, un mieux-être ; elles sont de l'ordre de l'essentiel. Il s'agit en outre d'accomplir ses devoirs dans les mondes extérieur et intérieur, c'est le « seul gage d'un total accomplissement spirituel ».

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Note de Lecture - magazine Le 3ème Millénaire

La lecture de cet ouvrage pousse le lecteur dans l'urgence d'Etre. L'engagement de l'auteur dans sa démarche et sa sincérité dans le désir de partager sa compréhension ont infusé les pages de ce livre, et éveillent chez le lecteur le rappel de sa dimension spirituelle enfouie en lui.

Cette question de l'appel, et de la façon d'y répondre, est du reste la matière d'un des premiers chapitres. En effet, l'observation attentive de sa vie fait ressortir un point frappant: je ne cesse d'être absent à moi-même ! Ce sommeil diurne, oubli de ma nature réelle, produit de l'identification à des préoccupations « mondaine, des rêveries imaginaires, expulse l'être humain de son centre. Ainsi, le centre de gravité de l'homme ordinaire se situe-t-il toujours à l'extérieur de lui-même, et la loi de la pesanteur à laquelle corps et âme sont assujettis engendre une résistance à revenir au centre.

Il est d'une vitale nécessité, au sens de l'Etre, de constater sur le vif cet égarement constant dans les chemins de traverse offerts par l'ego. L'auteur invite ainsi à devenir conscient de cette pesanteur intérieure. Le travail sur soi n'est pas pour lui un vain mot: c'est en « cherchant à devenir aussi conscient et présent en lui-même intérieurement ", par une pratique assidue de la méditation, de la sensation corporelle globale (support de la conscience de soi), accompagnée d'un sentiment de dévotion, que l'aspirant aura accès au non conditionné, au « silence sacré au-delà de tous les dogmes".


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